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U14R – Tony Basile « le groupe avance »

U14R – Tony Basile « le groupe avance »
Victorieux à Grasse, les protégés de Toni Basile abordent cette deuxième phase avec détermination.

Tony, peux-tu nous débriefer la victoire de ton équipe à Grasse (1-2) ?
On savait que ça allait être un déplacement compliqué étant donné qu'on est tombé dans un groupe homogène, où tout le monde peut battre tout le monde. On savait qu'on rencontrait une équipe athlétique. On s'en est bien sorti, puisqu'on a répondu à cet engagement. La première période était assez équilibré. On a mené par deux fois en seconde période. A la fin, Grasse a réduit l'écart. C'était un match engagé, disputé, peut-être pas le plus beau des footballs mais on s'y attendait. Cette deuxième phase ne met malheureusement pas en avant le beau jeu et la formation, mais plutôt aller chercher la gagne, ce que je trouve dommage.

Qu'attends-tu de cette deuxième phase ?
L'objectif est de tenter de se maintenir en Régional, en essayant de terminer dans les deux premiers. Mais on est tombé dans un groupe où chacun peut prétendre à ça. Ça va être un engagement de tous les instants.

Comment juges-tu l'évolution de tes joueurs qui découvrent ce niveau ?
L’adaptation, on aurait souhaité qu'elle se fasse mieux, mais ils ont été obligé de s'adapter malgré eux. On a des gabarits plus petits que nos adversaires.La maturité physique est moins importante chez nous que chez les autres et c'est ce qui nous pose parfois problème. Mais le groupe évolue et avance, quoiqu'il arrive. Cette victoire, comme celle de Monaco en janvier, permettent d'engranger de la confiance et nous montrer qu'on est sur le bon chemin.


Jérôme Olivari

 

Tony Basile (U14R) : " on prendra tout ce qu'on peut prendre"

Tony Basile (U14R) : " on prendra tout ce qu'on peut prendre"
Auteurs d'un bon nul ce week-end, les U14 sont en pleine découverte du niveau régional. Leur éducateur, Tony Basile, fait le point.
 
Tony, peux-tu revenir sur ton premier match de championnat à Monaco (défaite 3-0) ?
Ça a été un match contre un club pro, ça a été compliqué mais c'était en même temps de découvrir le niveau qui pour nous est nouveau. Ça a été une bonne découverte et une bonne expérience pour nous montrer ce que nous devons faire pour pouvoir espérer mieux.
 
Le match face à Istres (1-1) ce week-end t'a apporté des réponses ?
Il y a eu du mieux. Les joueurs se sont mis au niveau de leurs adversaires, qui avaient de grandes intentions et qui arrivaient avec le costume de favori. Ils sont venus avec des renforts qui avaient l'habitude de jouer au niveau au-dessus. L'équipe a fait un match plein et on est très fier de ce qu'on a accompli. C'est très encourageant pour la suite.
 
Qu'attends-tu de ton groupe qui découvre ce niveau ?
Cette saison, on prendra tout ce qu'on peut prendre. On découvre le niveau, les joueurs doivent prendre le pli des exigences de ce niveau. Le but est que les petits progressent, apprennent et s'épanouissent pour avoir des ambitions dans le foot plus tard.
 
Quel est ton objectif ?
On sait qu'il y a la possibilité d'assurer une place en 15R avec un championnat qui se déroule en deux phases. Ce sont deux chances de monter. Si on y arrive, tant mieux. Je ne vais pas dire qu'on vise la montée car ce serait prétentieux, étant donné qu'on découvre le niveau régional.
 
Quels sont les axes de progression dans le jeu, sur le court et long terme ?
Dans le jeu, il faut avoir les facultés pour s'adapter aux caractéristiques de nos adversaires, qui proposent souvent un jeu différent. C'est une catégorie qui découvre le foot à onze. Il faut s'adapter aux dimensions du terrain, aux différents systèmes de jeu pour comprendre les demandes qu'on peut avoir en fonction des événements du match.
 
Propos recueillis par Jérôme Olivari
 

Malik Assami : "le maître-mot, c'est s'adapter"

Malik Assami : "le maître-mot, c'est s'adapter"
En repos forcé depuis bientôt  un mois, Malik Assami et ses U14 prennent leur mal en patience. Mais ce groupe qui est une petite famille, continue à garder des liens au travers des réseaux sociaux, en attendant de pouvoir se retrouver sur les terrains.
 
Malik, peux-tu nous présenter ton équipe ?
Je dirige les U14 qui évoluent en D1 avec Nicolas Reynier. Nous sommes ensemble depuis 3 ans. Cette année, un petit jeune, Corentin Forrest a rejoint le staff. On a pris quelqu'un, Julian, qui vient tous les vendredis et qui s'occupent de la réathlétisation. On a laissé ça à un préparateur physique car c'est son métier.
On a un groupe de 15 joueurs  né en 2007. On s'appuie sur des U13 également dont un fait partie du groupe. On essaye d'intégrer de temps en temps quelques U13 Critérium. En parallèle, j'ai repris l'équipe des U18 féminines qui jouent en régional.
 
Quelle est votre philosophie de jeu ?
On ne travaille pas physiquement uniquement en courant autour d'un terrain. Je trouve cela bête. On fait des jeux, où on demande plus en terme d'intensité. Au lieu de faire un 7 contre 7 où tu peux te cacher, on fera un 3 contre 3. On a un groupe homogène, on ne se base pas sur quelques individualités comme le font certains. On essaye de repartir de derrière, quitte à prendre des buts. C'est en faisant des erreurs qu'on apprend. On aime jouer, récupérer haut le ballon, pour ne pas avoir 80 mètres à faire pour marquer un but.  On a trois règles qui nous habitent : je ne donne jamais arrêter, je ne suis jamais arrêté et je ne reçois pas arrêter.
 
"On fait travailler les têtes…"
 
Le confinement a mis un petit coup d'arrêt à ton équipe qui avait bien débuté la saison…
On est invaincu, avec 3 victoires et un nul. On a un très bel effectif, avec des joueurs qui se connaissent bien. On a eu la malchance de ne pas être en régional. On est une famille et ça se ressent sur le terrain. On a réussi à recruter des joueurs qui devaient jouer plus haut, mais ils ont senti qu'ici, ils pouvaient progresser. Ça prouve qu'on est attractif.  On va s'entrainer pour être prêt, jusqu'au moment où on pourra jouer.
 
Comment gardes-tu le lien avec ton groupe pendant cette période?
On a un groupe Whatsapp. C'est plus pratique que d'envoyer un message à chacun. Je leur donne un programme, avec une thématique athlétique mais il y a aussi du jeu, il faut que ce soit ludique.  On fait aussi participer les parents. Je fais des quizz, leur demande aussi de m'expliquer certaines phases de jeu. Ce n'est pas que du  foot bête et discipliné où on apprend une définition,  il faut savoir démontrer.  On fait travailler les têtes. Enfin, je peux leur demander de faire des jongles pied droit, pied gauche, tête. Ils m'envoient ça sous forme de vidéo, les joueurs ont 24 heures pour répondre.  Et j'établis un classement. Ça motive tout le monde et ça permet de resserrer les liens.
 
Comment gères-tu cette période de flou ?
On est dans l'attente, on attend les infos. Ça fait presque un an qu'on nage dans l'inconnu, sans savoir si on va jouer le dimanche. C'est dur parce que les enfants ont envie de jouer, nous, on a envie de coacher. On a tous la même passion. Ne plus avoir de vestiaires, déjà, c'est compliqué. Quand je vois les conditions dans lesquelles on se change, sur le terrain dans des guérites... Je n'ai plus fait de causeries dans un vestiaire depuis 7 mois. Le maître-mot, c'est s'adapter. On est tous dans le même bateau et on attend le feu vert pour rejouer, si les conditions sanitaires le permettent.
J.O